Discours d’accueil pour le mariage de Marion et d’Alexandre
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bienvenue ici, ce soir, à Traubach-le-haut, charmant petit village d’Alsace, dont le point culminant s’élève à 355m au dessus de la mer, latitude 47° Nord,
longitude 7° Est , température extérieure 19°, mer lointaine et donc peu agitée, petit village dont le seul fait marquant dans l’histoire de France est d’avoir été choisi pour célébrer l’union de
deux êtres qui nous sont chers, à savoir Marion et Alexandre.
Ok, je suis d’accord ! De prime abord, Traubach, ce n’est peut-être pas Paris, Genève, Lyon ou Berlin, Strasbourg, Dortmund ou Bordeaux et pourtant toutes ces villes ont été abandonnées par
certains de leurs ressortissants pour se retrouver ici, ce soir, auprès de vous deux.
Il faut dire qu’il s’agit là d’un rendez vous unique : puisque c’est votre mariage chère Marion et cher Alexandre ! Un engagement solennel entre un homme et une femme, deux êtres peu banals, qui
nous offrent aujourd’hui un événement ponctuel mais oh combien retentissant !
Surtout pour moi. Déjà parce que c’est assez rare que je fasse le mariole en tenue de soirée devant un tel parterre de Muller.
Ensuite Marion : parce qu’on attendait tous ce jour, sans presque plus oser y croire… car nous savons que notre très cher Alexandre peut être, parfois, particulièrement long à la détente…
Et d’après ses parents, c’est depuis tout petit déjà… M’étonnerait donc qu’il change…
D’ailleurs n’est ce pas là ce qui fait son charme ?
Et pour mieux comprendre cela, pour mieux appréhender le personnage, il est important, je me permets de retracer quelques points de sa biographie personnelle.
Alexandre Muller est né le 29 septembre 1977 à l’hôpital de Guebwiller. (silence) Tiens, c’est intéressant ça, le 29 septembre, pour ceux, dans la salle, qui sont bons en calcul mental ou qui
seraient versés dans la numérologie,ils auront vu tout de suite que le 29 septembre tombe quasiment 9 mois après le nouvel an ! Bien sûr, vous vous doutez que par tact et avec le plus profond
respect que j’ai pour Annette et André, je ne leur demanderai pas ici, ce soir, comment s’est passé leur réveillon 77… J’imagine, pas trop mal, car sinon on ne serait pas tous là !
Reprenons, Alexandre est le premier enfant d’Annette et André Muller, charmant couple d’enseignants qui viennent de mettre au monde l’un des plus grands défis aux méthodes d’éducation, et ils ne
seront pas trop de deux membres émérites de l’éducation nationale à se faire les dents sur la bête.
Pourtant, Alexandre est un enfant éveillé, précoce même. Il a parlé très tôt et très bien. A deux ans, il connaît par cœur et dans l’ordre toute les stations de métro lyonnais que ses parents
avaient l’habitude de fréquenter, de « Laurent Bonnevay » à « Perrache ». Un vrai petit génie ! En outre, Alex est un enfant très imaginatif, qui a eu très tôt un grand sens théâtral. Vers
cinq ans, on le voyait répéter des tirades, il jouait les scènes, à lui tout seul, dans la cour, devant l’appartement de fonction de l’école de Rosenau. Puis ce furent les livres dont vous
êtes le héros qui l’occupèrent plusieurs années, ainsi que les combats contre des monstres imaginaires ou des personnages virtuels, et ce… jusque vers l’âge de 13 ans !!! Ses parents finissaient
par se demander si leur fils était « normal », et je leur répondrai simplement qu’il n’était pas tout seul dans sa tête...
Pourtant, malgré ce goût prononcé pour la lecture, Alex n’est pas l’élève brillant qu’il pourrait être, et à l’école il prend punition sur punition... La raison première est évidemment qu’Alex
est un souillon. Mr Eby, son instituteur, dira plus tard de lui : « Alexandre est la plus grande déception de toute ma carrière ». Authentique !
Être lunaire et imaginatif, Alex est également l’un des plus grands distraits de la galaxie. Qui, dans cette salle, ne lui a jamais couru après pour lui rapporter, sa veste, ses clés, son
portefeuille, son téléphone, voir tout à la fois. Demandez à sa « mamie Vieux-Ferrette » qui lui tricotait toujours avec amour des petits chefs-d’œuvre en jacquard (on m’a parlé d’un fameux gilet
« Lucky Luke) qu’Alex égarait à la vitesse de la lumière. Bien sûr, Alex était toujours contri et désolé mais cela ne lui servait jamais de leçon !
Malgré ce côté distrait et souillon, sa scolarité se passe relativement bien. Alexandre travaille dur, faut dire que c’est le seul élève des établissements qu’il fréquente à toujours être noté
sur 18 points (les fameux – 2 points pour le soin). Ceux qui ont eu le malheur de d’essayer au déchiffrage de ses notes manuscrites savent de quoi je parle… A votre avis, pourquoi je porte des
lunettes ?! Eh oui, le fait d’avoir souvent tenté de lui copier dessus, tout au long de sa scolarité, m’a fait quasiment perdre 5/10ème à chaque œil.
Le collège se passe sans problème. Alexandre découvre le théâtre, le vrai et prouve déjà à tous qu’il a un véritable don de comédien et qu’il sait provoquer l’hilarité comme personne. Son rôle de
Tourneboule a failli lui ouvrir les portes de la Comédie Française.
Puis vient le lycée… Le hasard des affectations l’envoie dans une classe de seconde, qui restera tristement célèbre pour avoir permis à Alexandre de rencontrer Brice, Mathieu, Sylvain, Larbi,
tous ici ce soir. Leur professeure principale en mourra évidement au bout d’un trimestre. L’ambiance est tellement festive que la classe est dissoute l’année suivante. Ce qui leur permettra
d’essaimer leurs idées subversives auprès d’être naïfs comme Lutch ou moi-même ! Un clan était né.
A partir de là, nous ne nous sommes plus jamais quittés. En effet, à force de passer du bon temps au lycée, nous décidâmes de prolonger cela pendant les vacances. Nous partîmes pour la première
fois, à 17ans. Ce fût même lors de ce premier départ que nous rencontrâmes pour la première fois la mère d’Alexandre… (soupir) Ahh, Annette ! Ce joli brin de femme, grande pâtissière
devant l’éternel nous conquit tous très rapidement et je soupçonne même mon ami Brice d’être devenu diabétique juste pour faire son intéressant et se démarquer des autres.
En juin 1995, bac en poche, Alexandre s’inscrit en fac d’histoire, dans l’idée de développer sa culture générale et de parfaire son style, pour vivre de sa plume (chose rendue possible grâce à
l’invention de la machine à écrire et surtout de l’ordinateur). Etudiant brillant, il se permettra en première année d’être major en histoire ancienne, malgré les éternels deux points enlevés
pour le soin.
En 1998, il intègre l’IUP de Dijon pour un cursus de management des projets culturels. De ces années là, il conservera surtout (et comme à chaque fois) des amis fidèles avec qui il vivra par la
suite de belles aventures (c’est Yann, Fab, Charles, Jérémie…).
2001 : c’est la fin des études, master en poche il décroche dès septembre un premier CDD à la radio le Mouv’ à Toulouse. Son directeur l’appelle. Il lui laisse un message sur son répondeur pour
lui annoncer la bonne nouvelle, message qu’il concluera par ces mots fatidiques « en cas de non-fin du monde, tu commences dans 10 jours ». Alex rigole « pourquoi en cas de non fin du monde ? »
puis allume la télé. On était le 11 septembre… 10 jours plus tard. Alex prend, comme convenu, la route pour Toulouse, embrasse ses parents, oublie la moitié de ses affaires... Arrivé à Bourg en
Bresse, il entend à la radio que l’usine AZF vient d’exploser. Toulouse est coupé du monde. Alex, ne sait même pas si son lieu de travail existe toujours… « en cas de non fin du monde… »
(Allez vous étonner ensuite que le tour de France passe aujourd’hui par l’Alsace, pile-poil entre l’Eglise et la salle de réception !)
2002 : Année maudite. Le destin s’acharne. On lui pique sa belle 205 grise à Toulouse. Il rachète une ZX, rouge. En vacances en Espagne, en trois jours il fera preuve d’une guigne incroyable : il
se fait mettre en fourrière sa belle ZX, la récupère puis se la fait rouloter et vandaliser le lendemain. Le surlendemain, il s’assoit sur un canon pour prendre une photo et en tombe, se pète le
bras. Il finira ses vacances avec un chauffeur et une voiture de location, mais sans que sa bonne humeur n’en soit entamée.
2003 : le destin, après avoir beaucoup ri, se montre grand seigneur. Alex perd son boulot à Toulouse, mais retrouve sa 205 (qui n’avait pas bougé de place) !!! Il monte à Paris pour tenter sa
chance et grâce à son ami Landry, il dégote un « appart-terrace » tout équipé, cuisine intégrée et deux superbes filles pour tenir la boutique : Audrey, jolie petite fleur des îles et cette
divine brune aux yeux clairs, aujourd’hui toute de blanc vêtue...
Evidemment, à ma première visite dans ce havre de paix, et dès que nous nous retrouvons seuls, je lui pose la question qui me brûle les lèvres : « Alex, est-ce que ça va pas être un peu dur cette
co-location avec deux aussi jolies filles ? » et je n’oublierai jamais sa réponse : « mon Jol, je ne suis pas débile, je ne mélange pas co-location et affaire de cœur !»… Vous noterez tous la
justesse quasi prophétique du propos !
Evidemment, chemin faisant, en apprenant à se connaître, l’amour se nicha peu à peu dans le cœur de nos deux tourtereaux. D’autant qu’alors, Audrey et Marion sont censées être deux dans
l’appartement et Alex se fait déjà passer pour le petit copain de Marion quand la proprio passe…
Et ce qui devait arriver, arriva : un jour la belle Audrey s’en alla pour vous laisser seuls écrire le roman de votre vie.
La suite, va très vite. Alex présente Marion à ses parents. Marion découvre le gâteau aux deux chocolats d’Annette et se dit qu’Alexandre est sans doute l’homme de sa vie. Alex présente Marion à
sa tribu de vieux potes. Elle fait l’unanimité. En 2006, elle partit même en vacances avec nous, la première copine à franchir le pas, seule fille pour huit gars, pendant une semaine qui restera
légendaire…
Depuis, Marion fait partie de la famille, elle est devenue une petite sœur, alsacienne d’adoption, elle connaît aujourd’hui par cœur toutes les coutumes alsaciennes : Mannalas de la St-Nicolas,
Bredalas de Noël et bien sûr, au printemps, le traditionnel « Osterputz » qui mobilise toute la famille Muller pour un nettoyage de printemps digne de la politique des grands travaux
planifiés par le Soviet Suprême...
Et c’est ainsi que nous voilà tous réunis ici, à Traubach-le-haut, pour ce moment unique et particulièrement émouvant, qui nous permet d’être les témoins privilégiés, de cette belle union, de ce
serment pour la vie, sans doute le plus beau qui puisse exister entre deux êtres...
Aujourd’hui, Marion nous te confions la vie de ce cet animal distrait, tout propret dans son beau costume sombre, de cet être à part, lunaire, drôle et génial, candide, bordélique et
parfois un peu trash, de ce professeur tournesol des temps modernes avec le nez dans les étoiles, les étoiles plein les yeux et toujours, la blague à la bouche. A toi maintenant de surveiller
qu’il n’oublie pas sa tête et de t’émerveiller de ces fulgurances géniales et de sa naïveté parfois confondante… Quand à toi, Alexandre, mon ami, mon frère, je te fixe simplement comme objectif
de rendre cette femme heureuse, de lui offrir tout le bonheur du monde, et de vivre heureux auprès d’elle pour le reste de vos jours.
Quand à nous, mesdames, mesdemoiselles, messieurs réveillons notre instinct festif pour offrir à ce si joli petit couple, la plus belle soirée qui soit, pour faire que, dans 30ans, on en reparle
encore…
Longue vie à vous deux !!!
Vous avez été nombreux à nous le réclamer, voici donc la copie du discours d'accueil de notre soirée de mariage écrit par François Jolidon, témoin d'Alexandre. Nous en sommes encore tout retournés...
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bienvenue ici, ce soir, à Traubach-le-haut, charmant petit village d’Alsace, dont le point culminant s’élève à 355m au dessus de la mer,
latitude 47° Nord, longitude 7° Est , température extérieure 19°, mer lointaine et donc peu agitée, petit village dont le seul fait marquant dans l’histoire de France est d’avoir été choisi pour
célébrer l’union de deux êtres qui nous sont chers, à savoir Marion et Alexandre.
Ok, je suis d’accord ! De prime abord, Traubach, ce n’est peut-être pas Paris, Genève, Lyon ou Berlin, Strasbourg, Cologne ou Bordeaux et pourtant toutes ces villes ont été abandonnées par
certains de leurs ressortissants pour se retrouver ici, ce soir, auprès de vous deux.
Il faut dire qu’il s’agit là d’un rendez vous unique : puisque c’est votre mariage chère Marion et cher Alexandre ! Un engagement solennel entre un homme et une femme, deux êtres peu banals, qui
nous offrent aujourd’hui un événement ponctuel mais oh combien retentissant !
Surtout pour moi. Déjà parce que c’est assez rare que je fasse le mariole en tenue de soirée devant un tel parterre de Muller.
Ensuite Marion : parce qu’on attendait tous ce jour, sans presque plus oser y croire… car nous savons que notre très cher Alexandre peut être, parfois, particulièrement long à la détente…
Et d’après ses parents, c’est depuis tout petit déjà… M’étonnerait donc qu’il change…
D’ailleurs n’est ce pas là ce qui fait son charme ?
Et pour mieux comprendre cela, pour mieux appréhender le personnage - il est important - je me permets de retracer quelques points de sa biographie personnelle.
Alexandre Muller est né le 29 septembre 1977 à l’hôpital de Guebwiller. (silence) Tiens, c’est intéressant ça, le 29 septembre, pour ceux, dans la salle, qui sont bons en calcul mental ou qui
seraient versés dans la numérologie,ils auront vu tout de suite que le 29 septembre tombe quasiment 9 mois après le nouvel an ! Bien sûr, vous vous doutez que par tact et avec le plus profond
respect que j’ai pour Annette et André, je ne leur demanderai pas ici, ce soir, comment s’est passé leur réveillon 77… J’imagine, pas trop mal, car sinon on ne serait pas tous là !
Reprenons, Alexandre est le premier enfant d’Annette et André Muller, charmant couple d’enseignants qui viennent de mettre au monde l’un des plus grands défis aux méthodes d’éducation, et ils ne
seront pas trop de deux membres émérites de l’éducation nationale à se faire les dents sur la bête.
Pourtant, Alexandre est un enfant éveillé, précoce même. Il a parlé très tôt et très bien. A deux ans, il connaît par cœur et dans l’ordre toute les stations de métro lyonnais que ses parents
avaient l’habitude de fréquenter, de « Laurent Bonnevay » à « Perrache ». Un vrai petit génie ! En outre, Alex est un enfant très imaginatif, qui a eu très tôt un grand sens
théâtral. Vers cinq ans, on le voyait répéter des tirades, il jouait les scènes, à lui tout seul, dans la cour, devant l’appartement de fonction de l’école de Rosenau. Puis ce furent
les livres dont vous êtes le héros qui l’occupèrent plusieurs années, ainsi que les combats contre des monstres imaginaires ou des personnages virtuels, et ce… jusque vers l’âge de 13 ans !!! Ses
parents finissaient par se demander si leur fils était « normal », et je leur répondrai simplement qu’il n’était pas tout seul dans sa tête...
Pourtant, malgré ce goût prononcé pour la lecture, Alex n’est pas l’élève brillant qu’il pourrait être, et à l’école il prend punition sur punition... La raison première est évidemment qu’Alex
est un souillon. Mr Eby, son instituteur, dira plus tard de lui : « Alexandre est la plus grande déception de toute ma carrière ». Authentique !
Être lunaire et imaginatif, Alex est également l’un des plus grands distraits de la galaxie. Qui, dans cette salle, ne lui a jamais couru après pour lui rapporter, sa veste, ses clés, son
portefeuille, son téléphone, voir tout à la fois. Demandez à sa « mamie Vieux-Ferrette » qui lui tricotait toujours avec amour des petits chefs-d’œuvre en jacquard (on m’a parlé d’un
fameux gilet "Lucky Luke" qu’Alex égarait à la vitesse de la lumière. Bien sûr, Alex était toujours contri et désolé mais cela ne lui servait jamais de leçon !
Malgré ce côté distrait et souillon, sa scolarité se passe relativement bien. Alexandre travaille dur, faut dire que c’est le seul élève des établissements qu’il fréquente à toujours être noté
sur 18 points (les fameux – 2 points pour le soin). Ceux qui ont eu le malheur de d’essayer au déchiffrage de ses notes manuscrites savent de quoi je parle… A votre avis, pourquoi je porte des
lunettes ?! Eh oui, le fait d’avoir souvent tenté de lui copier dessus, tout au long de sa scolarité, m’a fait quasiment perdre 5/10ème à chaque œil.
Le collège se passe sans problème. Alexandre découvre le théâtre, le vrai et prouve déjà à tous qu’il a un véritable don de comédien et qu’il sait provoquer l’hilarité comme personne. Son rôle de
Tourneboule a failli lui ouvrir les portes de la Comédie Française.
Puis vient le lycée… Le hasard des affectations l’envoie dans une classe de seconde, qui restera tristement célèbre pour avoir permis à Alexandre de rencontrer Brice, Mathieu, Sylvain, Larbi,
tous ici ce soir. Leur professeure principale en mourra évidement au bout d’un trimestre. L’ambiance est tellement festive que la classe est dissoute l’année suivante. Ce qui leur permettra
d’essaimer leurs idées subversives auprès d’être naïfs comme Lutch ou moi-même ! Un clan était né.
A partir de là, nous ne nous sommes plus jamais quittés. En effet, à force de passer du bon temps au lycée, nous décidâmes de prolonger cela pendant les vacances. Nous partîmes pour la première
fois, à 17ans. Ce fût même lors de ce premier départ que nous rencontrâmes pour la première fois la mère d’Alexandre… (soupir) Ahh, Annette ! Ce joli brin de femme, grande pâtissière
devant l’éternel, nous conquit tous très rapidement et je soupçonne même mon ami Brice d’être devenu diabétique juste pour faire son intéressant et se démarquer des autres.
En juin 1995, bac en poche, Alexandre s’inscrit en fac d’histoire, dans l’idée de développer sa culture générale et de parfaire son style, pour vivre de sa plume (chose rendue possible grâce à
l’invention de la machine à écrire et surtout de l’ordinateur). Etudiant brillant, il se permettra en première année d’être major en histoire ancienne, malgré les éternels deux points enlevés
pour le soin.
En 1998, il intègre l’IUP de Dijon pour un cursus de management des projets culturels. De ces années là, il conservera surtout (et comme à chaque fois) des amis fidèles avec qui il vivra par la
suite de belles aventures (c’est Yann, Fab, Charles, Jérémie, Lionel…).
2001 : c’est la fin des études, master en poche il décroche dès septembre un premier CDD à la radio le Mouv’ à Toulouse. Son directeur l’appelle. Il lui laisse un message sur son répondeur pour
lui annoncer la bonne nouvelle, message qu’il concluera par ces mots fatidiques « en cas de non-fin du monde, tu commences dans 10 jours ». Alex rigole « pourquoi en
cas de non fin du monde ? » puis allume la télé. On était le 11 septembre… 10 jours plus tard. Alex prend, comme convenu, la route pour Toulouse, embrasse ses parents, oublie la moitié de
ses affaires... Arrivé à Bourg en Bresse, il entend à la radio que l’usine AZF vient d’exploser. Toulouse est coupé du monde. Alex, ne sait même pas si son lieu de travail existe toujours… «
en cas de non fin du monde… »
Allez vous étonner ensuite que le tour de France passe aujourd’hui par l’Alsace, pile-poil entre l’Eglise et la salle de réception !
2002 : Année maudite. Le destin s’acharne. On lui pique sa belle 205 grise à Toulouse. Il rachète une ZX, rouge. En vacances en Espagne, en trois jours il fera preuve d’une guigne incroyable : il
se fait mettre en fourrière sa belle ZX, la récupère puis se la fait rouloter et vandaliser le lendemain. Le surlendemain, il s’assoit sur un canon pour prendre une photo et en tombe, se pète le
bras. Il finira ses vacances ruiné, avec un chauffeur et une voiture de location, mais sans que sa bonne humeur n’en soit entamée.
2003 : le destin, après avoir beaucoup ri, se montre grand seigneur. Alex perd son boulot à Toulouse, mais retrouve sa 205 (qui n’avait pas bougé de place) !!! Il monte à Paris pour tenter sa
chance et grâce à son ami Landry, il dégote un « appart-terrace » tout équipé, cuisine intégrée et deux superbes filles pour tenir la boutique : Audrey, jolie petite fleur des îles et cette
divine brune aux yeux clairs, aujourd’hui toute de blanc vêtue...
Evidemment, à ma première visite dans ce havre de paix, et dès que nous nous retrouvons seuls, je lui pose la question qui me brûle les lèvres : « Alex, est-ce que ça va pas être un peu dur
cette co-location avec deux aussi jolies filles ? » et je n’oublierai jamais sa réponse : « mon Jol, je ne suis pas débile, je ne mélange pas co-location et affaire de cœur !»… Vous
noterez tous la justesse quasi prophétique du propos !
Evidemment, chemin faisant, en apprenant à se connaître, l’amour se nicha peu à peu dans le cœur de nos deux tourtereaux. D’autant qu’alors, Audrey et Marion sont censées être deux dans
l’appartement et Alex se fait déjà passer pour le petit copain de Marion quand la proprio passe…
Et ce qui devait arriver, arriva : un jour la belle Audrey s’en alla pour vous laisser seuls écrire le roman de votre vie.
La suite, va très vite. Alex présente Marion à ses parents. Marion découvre le gâteau aux deux chocolats d’Annette et se dit qu’Alexandre est sans doute l’homme
de sa vie. Alex présente Marion à sa tribu de vieux potes. Elle fait l’unanimité. En 2006, elle partit même en vacances avec nous, la première copine à franchir le pas, seule fille pour huit
gars, pendant une semaine qui restera légendaire…
Depuis, Marion fait partie de la famille, elle est devenue une petite sœur, alsacienne d’adoption, elle connaît aujourd’hui par cœur toutes les coutumes alsaciennes : Mannalas de la St-Nicolas,
Bredalas de Noël et bien sûr, au printemps, le traditionnel « Osterputz » qui mobilise toute la famille Muller pour un nettoyage de printemps digne de la politique des grands travaux
planifiés par le Soviet Suprême...
Et c’est ainsi que nous voilà tous réunis ici, à Traubach-le-haut, pour ce moment unique et particulièrement émouvant, qui nous permet d’être les témoins privilégiés, de cette belle union, de ce
serment pour la vie, sans doute le plus beau qui puisse exister entre deux êtres...
Aujourd’hui, Marion nous te confions la vie de ce cet animal distrait, tout propret dans son beau costume sombre, de cet être à part, lunaire, drôle et génial, candide, bordélique et
parfois un peu trash, de ce professeur tournesol des temps modernes avec le nez dans les étoiles, les étoiles plein les yeux et toujours, la blague à la bouche. A toi maintenant de surveiller
qu’il n’oublie pas sa tête et de t’émerveiller de ces fulgurances géniales et de sa naïveté parfois confondante… Quand à toi, Alexandre, mon ami, mon frère, je te fixe simplement comme objectif
de rendre cette femme heureuse, de lui offrir tout le bonheur du monde, et de vivre heureux auprès d’elle pour le reste de vos jours.
Quand à nous, mesdames, mesdemoiselles, messieurs réveillons notre instinct festif pour offrir à ce si joli petit couple, la plus belle soirée qui soit, pour faire que, dans 30ans, on en
reparle encore…
Longue vie à vous deux !!!
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